Teresa
Burga
Laura
Owens
David
Hammons
Huang
Yong
Ping
Rachel
Whiteread
John
Baldessari
 
John BALDESSARI <br><i>Two Triangles with Spheres,</i> 1984 <br>Photographies noir et blanc <br>67,3 × 101,6 cm et 70 × 101 cm
<div class="col m-12"> <b>John BALDESSARI</b><br /> Museo Jumex / Mexico </div> <div class="clear"><br></div> <span class="alinea"></span>John Baldessari (né en 1931 en Californie) est reconnu depuis plusieurs décennies comme l’un des artistes les plus influents grâce au développement d’un travail conceptuel rigoureux et irrévérencieux. Collectionneur de supports issus de sources diverses (extraits de films, émissions de télévision, fragments de presse et de publicité), il met à profit un immense matériau iconographique dans des dispositifs plastiques qui interrogent les relations entre image et langage. Photographie, collage, peinture, film et vidéo sont les formes qu’empruntent ses travaux dans une enquête continue sur les codes de communication culturelle. C’est la première fois qu’un musée d’Amérique latine consacre une exposition importante (plus de quatre-vingt oeuvres) au travail de l’artiste. <b>J.R.</b> <br><br>
 
Laura OWENS <br><i>Sans-titre,</i> 2006 <br>Acrylique et huil sur toile <br>213,4 × 243,8 cm
<div class="col m-12"> <b>Laura OWENS</b><br /> The whitney museum / New York <br /> Dallas museum of art<br /> The museum of contemporary / Los Angeles </div> <div class="clear"><br></div> <span class="alinea"></span>Cette exposition itinérante constitue une rétrospective majeure de l’oeuvre de Laura Owens, née en 1970 et installée à Los Angeles. Elle retrace toutes les facettes du talent de l’artiste, dont l’approche libre et ouverte s’est sans cesse nourrie de l’exploration de techniques éclectiques et de sources d’inspiration variées. Laura Owens s’appuie notamment à ses débuts sur la peinture de paysage chinoise et japonaise, les maîtres modernistes, dont plus particulièrement Le Douanier Rousseau, ou encore la broderie artisanale. L’artiste livre ici sa réinterprétation d’une oeuvre emblématique de l’histoire de l’art du XIe siècle, la tapisserie de Bayeux. <b>A-H.E.</b> <br><br>
 
David HAMMONS <br><i>Phat Free,</i> 1995-2000 <br>Vidéo en couleur transférée sur DVD, poème 5’ 4’’
 
Rachel WHITEREAD <br><i>Untitled (One Hundred Spaces),</i> 1995 <br>Résine, 100 éléments <br>Dimensions variables
<div class="col m-12"> <b>Rachel WHITEREAD</b><br /> Tate britain / Londres </div> <div class="clear"><br></div> <span class="alinea"></span>Née à Londres en 1963, Rachel Whiteread remporte le Turner Prize en 1993 et crée la même année House, le moulage grandeur nature de l’intérieur d’une maison vouée à la destruction. OEuvre marquante dans la carrière de l’artiste, celle-ci sera cependant détruite quelques mois après. La pratique de Rachel Whiteread se poursuit, dès lors, presque entièrement à travers la production de moulages d’espaces, et, en 1995, l’installation <i>Untitled (One Hundred Spaces)</i> réunit les empreintes du dessous de cent chaises. L’oeuvre donne à voir le vide occupant les volumes familiers qui meublent nos vies. L’ordonnancement de ces éléments, qui font écho au <i>Cast of the Space Under my Chair</i> de Bruce Nauman et rappellent les alignements mégalithiques de pierres levées, confère à l’ensemble une dimension sacrée. <b>J.R.</b> <br><br>
 
Teresa BURGA <br><i>Untitled (One Hundred Spaces),</i> 1967 <br>Techniques mixtes <br>80 × 108 × 208 cm (lit) <br>383 × 280 cm (rideau)
<div class="col m-12"> <b>Teresa BURGA</b><br /> Migros museum für gegenwartskunst / Zurich </div> <div class="clear"><br></div> <span class="alinea"></span>Teresa Burga, née au Pérou en 1935, prend part entre 1966 et 1967, au sein du groupe avantgardiste Arte Nuevo, à l’étude sociologique sur les rôles et les modes de vie des femmes de la classe moyenne dans la société patriarcale péruvienne. Elle tente de libérer la représentation du désir, de la sexualité, poussant à une prise de conscience radicale sur la féminité, contribuant ainsi au débat politique féministe au Pérou. Son oeuvre <i>Untitled,</i> 1967 est prêtée pour la première fois par la Collection Pinault à l’occasion de l’exposition monographique que lui consacre, en 2018, le Migros Museum für Gegenwartskunst de Zurich. <b>M.M.</b> <br><br>
 
Huang Yong PING <br><i>Caverne,</i> 2009 <br>Installation, caverne en résine, sculptures de bouddhas et de talibans, chauve-souris projetées en ombres chinoises <br>Dimensions variables
<div class="col m-12"> <b>Huang YONG PING</b><br /> Villa getty / Los Angeles </div> <div class="clear"><br></div> <span class="alinea"></span>Depuis son installation en France, Huang Yong Ping (né en 1954 en Chine) mêle dans son travail les croyances des civilisations orientales et occidentales. Lorsqu’en 2009 il s’empare de l’allégorie de la caverne de Platon, il confronte tout d’abord le spectateur à une masse énorme, grise, rugueuse, incongrue comme une météorite, avant de l’inviter à un exercice de vision plus recueilli. Une ouverture est ménagée dans la cimaise sur laquelle s’appuie la sculpture : on aperçoit alors dans la cavité des statues de bouddhas et de talibans côte à côte, tournées vers les parois nues de la grotte et sur lesquelles évoluent les ombres de chauves-souris. Troublant les éléments du mythe platonicien, l’artiste orchestre une mise en scène qui se réfère aussi à la destruction par les talibans, en 2001, des statues de Bâmiyân en Afghanistan. <b>J.R.</b> <br><br>
 

Pinault Collection

Revue Pinault Collection - Numéro 10

 

Pinault Collection

Archives