Le 10 mai 2018, en collaboration avec l’Université IUAV de Venise, le Teatrino du Palazzo Grassi a présenté une conférence de l’historien et critique d’art Michael Fried, professeur à l’Université Johns Hopkins de Baltimore.


Michael Fried
<u>Texte</u><br> <b>Imran Quintric</b><br>





<span class="alinea"></span>Cette conférence, ouverte au public, est venue clore le séminaire intitulé « L’Impératif antithéâtral » réservé aux étudiants de l’université IUAV. Elle proposait d’analyser le rôle du spectateur, depuis les peintures du XVII<sup>e</sup> siècle jusqu’à l’art contemporain, avec des focus sur Denis Diderot, critique d’art, la peinture américaine des années soixante, la photographie ou encore le Caravage. <br><br> <span class="alinea"></span>Michael Fried est l’une des figures clés des débats sur le modernisme, auteur de volumes fondamentaux qui ont apporté de nouvelles interprétations sur certaines questions concernant les médiums artistiques et l’expérience du spectateur face aux œuvres d’art. Son essai le plus célèbre, <i>Art et Objectivité</i>, publié en 1967, est structuré sur l’antagonisme des concepts de « théâtralité » et d’« antithéâtralité » dans la peinture et la photographie, en s’appuyant sur l’hypothèse que la position du spectateur par rapport à l’œuvre est un élément essentiel pour comprendre et évaluer des œuvres de différentes périodes. En tant qu’historien de l’art, Michael Fried est connu pour sa trilogie dédiée à la peinture française du milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle jusqu’à Manet, réinterprétée à la lumière des critiques d’art de Diderot et des concepts d’absorption et de théâtralité.
 
 

Pinault Collection

Revue Pinault Collection - Numéro 11

 

Pinault Collection

Archives