Antoni Clavé
Musée d’art
Hyacinthe Rigaud / Perpignan
Henrik Olesen
Museo nacional
centro de arte Reina Sofía / Madrid
Jean-Michel Basquiat
THE Brant Foundation /
NEW YORK
« Irving Penn.
untroubled »
Mina Image Centre / Beyrouth
Shen Yuan
Power Station
of Art / Shanghai
Hiroshi Sugimoto
Fondation de l’Hermitage / Lausanne
Thomas Houseago
Musée d’art moderne de la ville de paris
 
<i>Colors of Shadow</i> <br/><i>C1032</i>, 2006 <br/>  — <br/>Peinture pigmentaire <br/>135 × 106 cm
Hiroshi Sugimoto
Fondation de l’Hermitage / Lausanne

<span class="alinea"></span>« Colors of Shadow » est la première série de Hiroshi Sugimoto (né en 1948 à Tokyo, vit et travaille à New York) entièrement photographiée en couleur. Sugimoto a conçu un intérieur d’appartement dont les murs sont enduits de <i>shikkui</i>, un plâtre japonais traditionnel, afin que la lumière soit absorbée et réfléchie uniformément par les surfaces. Les photographies restituent les jeux d’ombre et de lumière dans des compositions géométriques subtiles : les cimaises blanches où sont habituellement accrochées les œuvres deviennent les œuvres elles-mêmes. La Collection Pinault prête deux photographies de la série à la Fondation de l’Hermitage, à Lausanne, pour l’exposition « Ombres. De la Renaissance à nos jours » à l’été 2019. <b>L.E.</b>
<i>Colors of Shadow</i> <br/><i>C1029</i>, 2006 <br/>  — <br/>Peinture pigmentaire <br/>135 × 106 cm
 
<i>Untitled #05,</i> 2011 <br/>  — <br/> Vis, clous, toile <br/> 165 × 165 cm
Henrik Olesen
Museo nacional centro de arte Reina Sofía / Madrid

<span class="alinea"></span>L’œuvre d’Henrik Olesen (né en 1967 au Danemark), s’articule autour de la notion du corps, « démultiplié et sexualisé. Il s’agit de la construction d’un corps postmoderne », pour reprendre les mots de l’artiste. Corps asservis aux structures de domination sexuelle ou politique, soumis à l’oppression des modèles familiaux, sociaux et culturels hétérocentrés. Corps transposés en « portraits » réalisés à partir d’objets banals : couverts, chaussure, cigare, pantalon, ou encore morceau de bois. Polysémiques autant que minimales, les vis sont l’élément de base qui compose ces trois tableaux déjà présentés en 2015 dans l’exposition « Slip of The Tongue » à la Punta della Dogana. Collées sur de grandes toiles libres, isolées ou groupées rythmiquement, droites ou tordues, elles composent des sortes de poèmes muets, de messages chiffrés, de partitions musicales. Ou plutôt les lignes d'un code informatique qui aurait quitté l’univers désincarné du digital pour entrer dans celui, pauvre, sale, émotionnel, trivial, physique, vivant, du corps. <b>M.B.</b>
 
<i>Bottle Head</i>, 2010 <br/>  — <br/> Tuf-cal, chanvre, barre de fer <br/> 195,6 × 99 × 94 cm
Thomas Houseago
Musée d’art moderne de la ville de Paris

<span class="alinea"></span>Thomas Houseago (né à Leeds en 1972 et installé à Los Angeles depuis 2003) utilise des matériaux comme le bois, le plâtre, le métal, le béton ou le bronze. Il s’inscrit selon la commissaire Olivia Gaultier-Jeanroy « dans la lignée des sculpteurs qui, de Henry Moore à Georg Baselitz, se concentrent sur une inscription vivante de la figure humaine dans l’espace. Souvent monumentales, ses sculptures conservent les vestiges du processus de fabrication et oscillent ainsi entre force et fragilité ». Trois œuvres de la Collection Pinault sont présentées dans cette première monographie muséale parisienne : <i>L’Homme pressé, Bottle Head</i> et <i>Giant Mask</i>. Cette dernière avait déjà été exposée à Rennes, dans l’exposition « Debout ! », à l’été 2018. <b>L.E.</b>
 
<i>Assemblage en Bleu</i>, 1975 <br/>  — <br/> Peinture et collage sur toile <br/> 162 × 130 cm
Antoni Clavé
Musée d’art Hyacinthe Rigaud / Perpignan

<span class="alinea"></span>La rétrospective « Clavé. Sur le front de l’art » met en évidence le dialogue entre le parcours de vie d’Antoni Clavé (Barcelone, 1913 — Saint-Tropez, 2005) et l’évolution de sa pratique : les premières affiches de cinéma en Catalogne, les dessins pendant la guerre d’Espagne et son internement à Perpignan, l’exil à Paris qui correspond aux premières peintures, sculptures et décors de théâtre et, enfin, l’installation dans le Midi avec les gravures, les papiers froissés et les grands formats. Les deux œuvres prêtées par Pinault Collection sont emblématiques des séries d’objets-assemblages réalisés dans les années 1960. Inauguré près de Tokyo en 2011, le premier musée entièrement consacré à l’œuvre d’Antoni Clavé a été conçu par Tadao Ando. <b>L.E</b>
 
<i>Untitled (Head of a Madman)</i>, 1982 <br/>  — <br/> Huile sur papier monté sur du lin <br/> 109,2 × 78,1 cm
Jean-Michel Basquiat
The Brant Foundation / New York

<span class="alinea"></span>La Brant Foundation, créée en 1996 par l’homme d’affaires américain Peter Brant, s’est donnée comme mission l’éducation au regard sur l’art contemporain. Elle expose les œuvres de sa collection dans son musée au nord de New York, dans le Connecticut. En mars 2019, la fondation inaugure un second espace, cette fois dans l’East Village, à New York, avec une exposition consacrée à l’un des artistes majeurs de sa collection, Jean-Michel Basquiat (1960-1988). Américain, né d’un père haïtien et d’une mère portoricaine, Basquiat s’initie au street art avant de s’orienter vers la peinture. Avec son style unique, composé de codes de la pop culture et de références au vaudou ou au jazz, il est remarqué très rapidement par Andy Warhol avec qui il se noue d’amitié. Leur collaboration artistique va contribuer à faire de Basquiat une figure du Village, une comète de la scène underground. <b>L.E</b>
 
<i>Poïkilotherme</i>, 2008 <br/>  — <br/> Thermomètre en verre de Murano, eau et carpe koï <br/> 302 × 18 × 22 cm
Shen Yuan
Power Station of Art / Shanghai

<span class="alinea"></span>D’août à octobre 2018, le centre Power Station of Art de Shanghai a présenté une exposition qui fait dialoguer — par-delà les époques, les cultures et les pratiques — les œuvres de deux artistes militantes. D’un côté, Niki de Saint Phalle (1930-2002) sculptrice franco-américaine, membre éminente du groupe des Nouveaux Réalistes, connue pour ses « Nanas », sculptures de femmes plantureuses et fières. De l’autre, Shen Yuan (née en Chine en 1959) plasticienne d’avant-garde installée à Paris depuis 1990, dont les installations, marquées par la mélancolie de l’exil, sont aussi caustiques à l’égard de la société chinoise. Ainsi, le titre de cette œuvre, prêtée par la Collection Pinault, désigne le caractère des animaux dont la température corporelle varie avec celle de leur milieu. <b>L.E</b>
 
<i>Still Life with Watermelon</i>, New York, 1947 [1985] <br/>  — <br/> Impression Dye-Transfer <br/> 55,9 × 44,5 cm
« Irving Penn. untroubled »
Mina Image CentRE / Beyrouth

<span class="alinea"></span>Le Mina Image Centre de Beyrouth est un nouvel espace d’exposition dédié à la photographie moyen-orientale et internationale. Pour son exposition inaugurale, il propose une large sélection de photographies d’Irving Penn (Américain, 1917-2007) dont le travail est présenté pour la première fois dans le monde arabe. Conçue par Matthieu Humery, « Untroubled » est une réinterprétation libre de l’exposition « Resonance », présentée au Palazzo Grassi en 2014 puis au Fotografiska Museet de Stockholm en 2017. Elle constitue ainsi le onzième programme hors les murs de la Collection Pinault. <b>L.E</b>
 

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Revue Pinault Collection - Numéro 12

 

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