<span class="chapeau">Pour sa huitième édition, le Schermo dell'Arte Film Festival de Florence, dédié au cinéma d'artiste et aux documentaires sur l'art, rend hommage à Martial Raysse et invite Palazzo Grassi à présenter un programme consacré aux films de l'artiste, en sa présence.</span><br> <br><br> <div class="col m-4"><span class="title">Martial</span><br><br> <span class="alinea"></span><span class="title">RAYSSE</span></div> <div class="col m-10 pull-right align-right"><span class="lieu">Schermo dell'Arte Film Festival<br></span> <span class="lieu">Florence</span><br></div> <div class="clearfix"> <br><br> <span class="alinea"></span>Le programme conçu pour le Schermo dell’Arte évoque en six films l’œuvre cinématographique de Martial Raysse, des années 1960 à 2000. Dans un esprit anthologique, il privilégie les formats courts (de 40’’ à 13’35’’), et met l’accent sur l’importance de la musique et de la poésie dans l’œuvre de l’artiste. Il témoigne également de la diversité de ses inspirations et des tonalités employées, du burlesque au tragique, du satirique à l’élégiaque, toutes mises au service d’une démarche expérimentale.<br> <br> <span class="alinea"></span>Avec <i>Portrait Électro Machin Chose</i> (1967), Raysse s’approprie le médium télévisuel, entre expérimentation technologique et bricolage parodique, pour donner lieu à un magnifique portrait de femme. <i>Camembert Martial Extra-Doux</i> (1969) mêle la musique d’Offenbach à celle des Who ou de Captain Beefheart, la statue de la liberté et les sports d’hiver dans un carnaval halluciné et électrique. <i>Pig Music</i> (1971) témoigne de l’expérience communautaire vécue par Raysse au sein du collectif Pig. La musique, le rythme, la transe, la glossolalie s’y combinent en une séquence radicale. Radicalité encore, poussée jusqu’à l’abstraction quasi-totale, avec l’apocalyptique Intra Muros (1977).<br> <br> <span class="alinea"></span>Le programme s’achève avec deux films plus récents, <i>Mon petit cœur</i> (1995), bricolage poétique bref et concentré comme un sonnet, et <i>Ex-Voto</i> (2005), méditation sur la beauté des choses, des êtres et des œuvres. Y résonne cette phrase : « La beauté ? Mais c’est un cadeau de la mort 
 
Martial RAYSSE<br><i>Pig Music</i>, 1971 Film noir et blanc 6’08’’ <br><i>Mon petit cœur</i>, 1995 Film couleur 40’’
 

Pinault Collection

Revue Pinault Collection - Numéro 05

 

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