<span class="chapeau">Arto Lindsay était le deuxième invité du programme <i>Carte Blanche</i>, organisé en collaboration avec le Teatro Fondamenta Nuove. Il a répondu à cette invitation en proposant deux événements : un concert au Teatrino (avec Luis Felipe de Lima, Marivaldo Paim et Stefan Brunner) et une conversation-performance avec l'artiste Anicka Yi, dans les espaces d'exposition de Punta della Dogana.</span> <div class="auteur"> <div class="inner"> <div class="white"> <a class="switch">Propos recueillis par</a><br> <b>Enrico Bettinello</b><br> <span>Directeur du Teatro Fondamenta Nuove</span> </div> </div> </div> <div class="clearfix"> <br> <br> <br> <br> <span class="title">Arto</span><br> <span class="alinea" style="float:left"> </span><span class="title col">Lindsay</span> </div> <br> <br> <br> <u>Enrico Bettinello</u> Pour cette nouvelle édition de Carte Blanche, notre choix s’est porté sur Arto Lindsay, parce qu’il entretient un rapport étroit avec les arts plastiques, et qu’il embrasse de son regard, moitié nord-américain, moitié brésilien, tout l’espace-temps allant de la New York des années 1970 à la culture traditionnelle de la samba, en lui inculquant un ton totalement original, efficace, et une très forte lisibilité au niveau international. L’idée d’accueillir un de ses concerts nous plaisait, et sa grande personnalité promettait une carte blanche capable d’investir un lieu déjà très chargé sémiotiquement comme Punta della Dogana.<br> <br><u>Arto Lindsay</u> Quand j’ai commencé à faire de la musique, j’ai créé un groupe, DNA… L’idée était, à l’époque, que DNA soit compris, à la fois, comme un groupe musical, mais aussi comme une forme de performance, comme de l’art. Donc, j’ai souvent essayé de donner corps à un travail pouvant être lu de différentes façons, vu de plusieurs perspectives.<br> <br> <span class="alinea"></span>Quand je fais un disque, je sais que des gens qui ne parlent qu’anglais vont l’écouter ; et je sais que des gens qui ne parlent que portugais vont l’écouter... sans parler des Européens et des Japonais, et de tout le monde, les Esquimaux, les Africains… Donc, je trouve toujours intéressant d’envisager un art avec les termes d’un autre. Mais je me suis toujours vu, vous savez, enfin, je ne sais pas… comme un artiste et un musicien à la fois. <br> <br> <span class="alinea"></span>Quand on m’a invité à faire quelque chose à Punta della Dogana, j’ai pensé à une collaboration avec Anicka Yi, une artiste qui travaille sur les sens autres que ceux de la vue et de l’ouïe ; elle travaille beaucoup sur les odeurs. Je me suis dit que cela pourrait être intéressant d’approfondir dans cette direction. C’est aussi une très chère amie depuis de nombreuses années et l’une des personnes les plus spirituelles que je connaisse, j'ai donc pensé que combiner une conversation avec une sorte de performance pourrait être une bonne idée. Voyons voir si ça marche !
 

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Revue Pinault Collection - Numéro 05

 

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