<a href="http://www.palazzograssi.it/sites/default/files/mostre/download/leaflet_slip_of_the_tongue_eng.pdf" target="_blank" class="scrolltext-link jquerylink">Leaflet de l'exposition</a> <br><br><br> <div class="clearfix col m-7"> <span class="col m-2"> </span><span class="title">«slip</span><br> <span class="title col">of the </span><br> <span class="col m-4"> </span><span class="title col">tongue»</span> </div> <div class="auteur col m-4"> <div class="inner"> <div class="white"> <a class="switch">Texte</a><br> <b>Martin Bethenod</b><br> <span>Directeur du Palazzo Grassi —<br>Punta della Dogana</span> </div> </div> </div> <div class="clearfix"> <br><br><br> <span class="alinea"></span>L’œuvre d’art comme trace de relations d’échange, d’admiration, d’amitié, d’amour,… entre les artistes. L’œuvre d’art comme relique d’une violence originelle, intime ou collective, d’une blessure, d’une mutilation, d’une maladie, d’une guerre, d’un exil. L’œuvre d’art comme dépassement du langage, vers la poésie, le lapsus, la glossolalie, le cri… Plus que des thèmes, au sens strict du terme, qui seraient énoncés dans l’ordre logique d’un discours, ce sont quelques-uns des <i>Leitmotive</i> de « Slip of the Tongue » : des motifs qui apparaissent, se répondent, s’entrecroisent, se font contrepoint, entrent en sympathie, se combinent, se modifient, tout au long du parcours de l’exposition, et, bien au-delà de la visite, dans la mémoire du spectateur.<br> <br> <span class="alinea"></span>L’usage que font de l’espace de Punta della Dogana Danh Vo et les artistes qui, autour de lui et de Caroline Bourgeois, ont été étroitement associés à la conception de « Slip of the Tongue », contribue de manière essentielle à l’impact visuel, émotionnel et conceptuel de l’exposition. Il s’agit d’abord, en prenant à rebours les installations précédemment réalisées dans les immenses volumes du site, de refuser tout effet monumental. « Slip of the Tongue » privilégie ainsi les œuvres de petit format, et les quelques œuvres ou ensembles de grande dimension qui s’y trouvent viennent précisément critiquer l’idée de monumentalité (Nairy Baghramian) ou la remettre en question en faisant appel aux notions de fragilité et de fragmentation (Nancy Spero). Le mode d’apparition de nombreuses œuvres est celui de la furtivité (Cameron Rowlands, David Hammons, Petrit Halilaj), de la quasi disparition par mimétisme (les motifs de briques de Martin Wong). Parfois, en arrivant dans une salle, le visiteur a d’abord l’impression qu’il n’y a rien, ou très peu. Puis l’œuvre se révèle, et commande qu’on s’approche pour engager, avec elle, une relation d’intimité, d’attention, de silence, qu’illumine parfois une épiphanie : un rayon de soleil sur la feuille d’or du <i>Golden Field</i> de Roni Horn, un éclat de lumière diffractée dans l’une des pampilles du lustre de Danh Vo.<br> <br> <span class="alinea"></span>Au-delà du rapport à l’échelle du lieu, l’exposition renouvelle également la perception que l’on a de la dimension physique, matérielle de Punta della Dogana : les traces laissées en creux par d’anciennes poutres, semblent celles de sculptures détruites ou de reliefs martelés, le sel qui affleure des briques vient créer d’étranges fleurs. Le bâtiment est un organisme vivant, avec un corps, une peau, marqués par le passage du temps. </div>
 
Martin WONG<br><i>Voices</i>, 1981<br>Acrylique sur toile 184 × 122 cm
Martin WONG<br><i>Inri</i>, 1984<br>Acrylique sur toile 91,44 × 91,44 cm
 
Lee LOZANO<br><i>No Title (toilet lid)</i>, vers 1962-1963 <br>Huile sur abattant de toilette en bois 37,5 × 33,5 × 2 cm
Robert MANSON<br><i>Travaux des champs et animaux de la ferme</i>, circa 1950 <br>Photographie 18 × 24 cm
 
Henrik OLESEN<br><i>A Portrait</i>, 2014 <br>Bois, métal 196 × 15 × 3 cm
Martin WONG<br><i>Untitled (with brick in brick)</i>, 1988<br>Huile sur toile sur contreplaqué 122 × 86 cm
 
Petrit HALILAJ<br><i>Si Okarina e Runikut</i>, 2015 <br>Laiton, ocarina en argile, pierre Dimensions variables
 
 
David HAMMONS<br><i>Cigarette Holder</i>, 1990 <br>Fil métallique, cigarettes Lucky Strike à demi fumées 53,3 × 43,2 × 43,2 cm
 
David HAMMONS<br><i>Untitled</i>, 2007 <br>Plastique 325,1 × 226,1 cm
Sadamasa MOTONAGA<br><i>Work</i>, 1961 <br>Peinture émaillée et résine synthétique d’huile sur toile 92 × 118 × 4 cm
 
Zoe LEONARD<br><i>Untitled</i>, 1990/1992 <br>Épreuve gélatino-argentique 38,5 × 27,7 cm
 
 
David HAMMONS<br><i>Flies in a Jar</i>, 1994 <br>Bocal en verre, fermetures éclair, branches 25,4 × 15,2 × 15,2 cm
 
Francesco LO SAVIO<br><i>Filtro e rete</i>, 1962 <br>Filets métalliques superposés, cadre en fer 100 × 120 cm
 
 
 
 
 
 
 

Pinault Collection

Revue Pinault Collection - Numéro 05

 

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