<!-- ----- chapeau ------ --> <span class="chapeau">L’artiste brésilienne Fernanda Gomes (née en 1960, vit et travaille à Rio de Janeiro) présente trois œuvres et une installation <i>in situ</i> dans l’exposition « Accrochage » à Punta della Dogana.</span> <br> <br> <br> <!-- ----- auteur ------ --> <div class="col m-4 auteur pull-right"> <div class="inner"> <div class="white"> <a class="switch">Propos recueillis par</a><br> <b>Caroline Bourgeois</b><br> <span>Commissaire de l’exposition</span> </div> </div> </div> <!-- ----- titre ------ --> <div class="clearfix"><span class="col m-1"> </span><span class="title">Fernanda</span><br><br><br> <span class="col m-5"> </span><span class="title col">Gomes</span> </div> <!-- ----- texte ------ --> <div class="clearfix"> <br><br><br> <span class="alinea"></span><u>Caroline Bourgeois</u><br> <span class="alinea"></span><i>Comment l’idée de l’ensemble réalisé in situ à Punta della Dogana vous est-elle venue ?</i> <br><br> <span class="alinea"></span><u>Fernanda Gomes</u><br> <span class="alinea"></span>Je voulais créer un ensemble d’œuvres dans un espace autonome, avec une lumière diffuse, qui participe activement de la structure de l’objet. J’imaginais cet espace comme un abri de lumière, qui permette de voir les œuvres comme elles sont, ce qui serait impossible avec les ombres d’une lumière artificielle standard. Le projet est donc plus « light specific », que « site specific ». J’ai construit une composition où des œuvres indépendantes entrent en résonance dans l’espace et où l’ensemble dépasse la somme des objets. <br><br> <u>CB</u><span class="alinea"></span><i>Votre travail est toujours autour de ces objets qui partent de presque rien, mais révèlent la beauté des matériaux, quelque chose de très intime, et de métaphysique en même temps. Y voyez-vous une spécificité féminine ?</i> <br><br> <u>FG</u><span class="alinea"></span>Beauté… c’est un mot clef. Tout est lié ; la beauté est surtout l’équilibre, la complémentarité, l’éthique et l’esthétique. Je cherche une beauté la plus libre possible, libérée du poids d’une culture souvent brutale. Je m’efforce de découvrir d’autres dimensions aux choses qui apparaissent sans valeur dans le monde actuel. Je sens le besoin de reformuler aussi les références du féminin. L’essence de la délicatesse peut appartenir à tous ceux qui souhaitent la développer. <br><br> <u>CB</u><span class="alinea"></span><i>Votre travail se situe dans la droite ligne de celui de Lygia Clark et de Lygia Pape, voire de la tradition bresilienne au sens large, basée sur le recyclage des matériaux pauvres…</i> <br><br> <u>FG</u><span class="alinea"></span>Tout peut être employé, tout est précieux ! C’est important de voir ce qui est autour de nous. Parfois une matérialité précaire permet de voir plus clairement la magie de l’immatériel. La culture brésilienne est ma base, mais souvent ce qui est au cœur de ma vision des choses vient de très loin, comme par exemple le <i>wabi-sabi</i> (esthétique prônant un retour à la sobriété), un concept japonais que je viens d’apprendre, et qui m’est très familier, depuis toujours. Le mystère est partout, et je me rends aux mystères sans vouloir les expliquer. </div>
 
Fernanda GOMES<br> <i>Casetta</i> — 2016 — Bois, peinture 240 × 360 × 360 cm <br> <i>Untitled</i> — 2011 — Bois, peinture 30,2 × 30,2 × 3 cm <br> <i>Untitled</i> — 2012 — Bois, peinture 40,5 × 20,8 × 15,2 cm
 
Fernanda GOMES<br> <i>Casetta</i> — 2016 — Bois, peinture 240 × 360 × 360 cm
 

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Revue Pinault Collection - Numéro 07

 

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