<!-- ----- chapeau ------ --> <span class="chapeau">En février dernier, les espaces vides du musée ont accueilli une série de performances et concerts site-specific : Punta della Dogana comme vous ne l’avez jamais vue !</span> <br> <br> <br> <!-- ----- auteur ------ --> <div class="col m-4 auteur noclick pull-right"> <div class="inner"> <div class="white"> <a class="switch">Texte</a><br> <b>Mauro Baronchelli</b><br> </div> </div> </div> <!-- ----- titre ------ --> <div class="col m-10"> <span class="title">Set up</span> </div> <br> <br> <!-- ----- texte ------ --> <div class="clearfix"> <br><br> <span class="alinea"></span>Qui connaît de l’intérieur la vie des espaces d’exposition, en particulier ceux consacrés à l’art contemporain, sait à quel point il est difficile, en phase de montage ou de démontage, de trouver des moments pendant lesquels ces espaces ne seraient pas sujets à modifications, maintenance ou transformations. Des activités programmées, pour la plupart, afin d’enlever ce qui avait été mis en place pour l’exposition précédente ou d’adapter les espaces aux besoins de la prochaine. <br><br> <span class="alinea"></span>Avec <i>Set Up</i>, une initiative qui s’est tenue à Punta della Dogana les 19 et 20 février 2016, la gageure était justement d’interrompre le cours naturel des travaux de montage pour geler l’espace architectural au beau milieu de son processus de transformation et, le temps d’un « arrêt sur image » (un laps de deux jours) le présenter aux visiteurs sous un tout autre aspect que celui auquel ils sont habitués. Et de le donner à percevoir, surtout, en tant qu’espace performatif, donc avec une destination différente de celle d’exposition, qui avait présidé à sa restauration et à son ouverture au public. <br><br> <span class="alinea"></span>Pour une fois, ce n’est donc pas à des œuvres d’art qu’il est revenu d’occuper les extraordinaires volumes de Punta della Dogana, mais à des performances musicales, théâtrales et de danse, déployées tour à tour dans l’espace, chacune selon son propre rythme, dans le but de créer un « événement » avec tout ce que cela implique de spécificités : l’unicité, l’improvisation, la non-reproductibilité. <br><br> <span class="alinea"></span>Du saxophone d’Evan Parker aux chorégraphies du Balletto di Roma, des performances théâtrales de Deutinger et Navaridas à l’univers sonore et visuel d’Alva Noto, des improvisations d’Amuleto aux sets des DJ Mount Kimbie et Spiller, qui transformèrent ses grandes nefs en un gigantesque <i>dancefloor</i>, Punta della Dogana a écrit avec <i>Set Up</i> un nouveau chapitre, court certes, mais très significatif, de son histoire, en s’ouvrant selon une modalité inattendue et insolite à un public nouveau. <br><br> <span class="alinea"></span>Un public qui, au terme de chacune des soirées, sortant dans la froidure du mois de février pour retourner là d’où il était venu, pouvait entendre résonner les pas dans le silence des <i>calli</i>, et se remémorer combien l’intensité d’une expérience esthétique dépend du contexte qui l’a vue naître et s’épanouir… </div>
 
Evan Parker <br> — <br> Les danseurs du Ballet de Rome
 
 
Alva Noto
 
Alva Noto
 
 
DJs Mount Kimbie
 

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Revue Pinault Collection - Numéro 07

 

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